Vatican - Basilique saint pierre

Une semaine à Rome : la visite du Vatican

19 juillet, 2014 - Rome / Travel guide

Rome, jeudi 10 juillet. Ca y’est, nous voilà en terre italienne, une première pour ma part. Arrivés la veille par le dernier Paris – Roma, nous quittons notre appart’ loué via Airbnb vers les 9h et nous nous mettons en route pour la visite du Vatican. N’étant pas particulièrement religieux dans l’âme, cela n’aurait probablement pas été notre premier choix de visite en arrivant à Rome si la météo ne nous avait pas menacée de pluie toute la journée. Ceci dit aucun regret, l’endroit est absolument magnifique, bien loin de la simple église à laquelle je m’attendais.

Le matin

Le temps de se perdre un peu, il est environ 10h lorsque nous arrivons devant la Basilique. La queue est déjà relativement longue, mais elle avance rapidement. Le temps de faire quelques photos de la Place Saint-Pierre et nous nous y insérons. 10h30, les contrôles de sécurités sont franchis et nous nous apprêtons à passer les lourdes portes de la Basilique Saint-Pierre lorsque mon œil est attiré par un petit comptoir – à l’air tout de qu’il y a de plus officiel – pour audio-guides sur la droite du hall d’entrée. Vu mes connaissances plus que lacunaires en matière de religion, je me dit que cela pourrait être une bonne idée d’en prendre un afin de comprendre un minimum ce que je vois. Nous nous approchons donc et, bonne nouvelle, ils coûtent seulement 5€. Bonus, on peu les partager en branchant deux paires d’écouteurs dessus.

Une charmante petite vendeuse en profite pour nous expliquer que si la Basilique est gratuite, ça n’est pas le cas de la Coupole qui se visite à part (5€ si l’on monte uniquement à pied, 7€ si l’on prend l’ascendeur au début et fini à pied – quelques 200 marches tout de même et il paraît qu’il ne faut pas être claustro’). Il en va de même pour la Chapelle Sixtine  qui, bien que reliée à la Basilique, est en fait rattachée aux « Musées du Vatican » (histoire de faire payer une entrée supplémentaire, mais ça vous l’aviez déjà compris chers lecteurs, business is business même au Vatican).

Bien sûr, il faut faire la queue à chaque entrée, mais heureusement pour nous,elle peut nous vendre une entrée coupe file, ce pour la modique somme de 25€ par personne (contre 16€ pour une entrée normale). C’est un peu cher, mais cela nous semble quand même une bonne idée : clairement nous avons la flemme de faire 2 heures de queue, personnellement j’en ai mal aux pieds d’avance. Nous prenons donc les fameux billets coupe-file en même temps que nos audio-guides. Là, Ô surprise, une fois les billets dans les mains, nous nous rendons compte que ces fameux billets ne sont rien d’autres que des billets simplement achetés directement en ligne sur le site du Vatican (à 16€ d’entrée + frais de réservation/coupe file de 4€) auxquels s’ajoutent 5€ de frais d’intermédiaire (par personne) pour les gentils-vendeurs-à-l’air-innocents-de-la-boutique-officielle-de-l’entrée. Plus clairement, en anticipant un peu votre voyage, l’entrée coupe file vous coûtera 20€ au lieu de 25€.

Avoir l’impression de se faire couillonner par le Pape dès notre premier jour en Italie, c’est fait ! Passant sur l’histoire des billets (c’est trop tard de toute façon), nous commençons notre visite audio-guidée.

Généralement je suis assez peu friande des églises, mais là – même avec toute la mauvaise fois possible au monde – impossible de dire le contraire : c’est beau. Vraiment. Partout. C’est lumineux, fin et élégant. Impossible de ne pas être bluffé par la beauté des statues et des somptueuses mosaïques (tellement que je me suis même découverte une nouvelle passion ces dernières, je pourrais rester à les regarder de longues heures sans me lasser). L’endroit est tout simplement grandiose. La visite est censée durer à peu près une heure, nous en passerons deux en comptant la visite de la Grotte Vaticane. A noter que les parties accessibles de la Grotte nous ont semblées fortement limitées, nous n’avons pas su déterminer si c’était normal ou s’il y avait un moyen de voir le reste. Une visite du Musée des Trésors est également possible à l’intérieur de la Basilique, pour 10€ supplémentaires (Gling gling, par ici la monnaie $_$). Nous nous abstenons et partons manger en terrasse, chez Dal Toscano, à deux pas de là.

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L’après midi

Après le repas, nous nous dirigeons vers les Musées du Vatican pour lesquels nous avons réservé notre entrée à 14h30. En chemin, nous constatons la longue file d’attente qui longe la muraille du Vatican sous un soleil écrasant et nous nous félicitons d’avoir pris le coupe file le matin même. Du coup, nous remontons directement vers l’entrée et entrons immédiatement, en même temps qu’un groupe. A noter, hasard ou pas, notre entrée coupe-file n’est en fait même pas contrôlée. Il est probable que l’on ai été confondus avec les membres du groupe, mais il semble en tout cas facile de resquiller… avis aux impatients.

Une fois à l’intérieur, plusieurs parcours s’offrent à nous. Un « raccourcis », qui se dirige directement vers la Chapelle Sixtine, vous laissant ensuite libre de visiter ou non les « différents musées » (c’est à dire les différentes ailes de l’édifice, regroupant des collections de thèmes différents). Un autre parcours nous propose quant à lui de visiter toutes les galeries pour finir par la chapelle.

Inconscients Motivés pour ce premier jour de vacances, c’est bien évidement pour la deuxième option que nous avons opté. J’ai lu plus tard qu’il y a pas loin de 7 km de galeries… mes pieds s’en souviennent encore.

Pour ce qui est de l’intérêt des différentes galeries, l’avis est mitigé. On me souffle dans l’oreillette que certaines sont absolument superbes et exposent parmi les plus grands chefs d’oeuvre du Vatican ce qui, étant tout à fait vrai, les rend incontournables. Je partage aussi cet avis mais, à mon sens, c’est principalement valable pour la Pinacothèque, qui expose entre autre choses les originaux qui ont servis de modèles à la création des sublimes mosaïques de la Basilique Saint-Pierre, admirées un peu plus tôt le matin. Etant située dans une aile distincte des autres galeries, il me semble possible de la visiter en dernier, après avoir emprunté le raccourcis pour admirer directement la Chapelle Sixtine.

Pour ce qui est des autres galeries, si les « Stanze » (ou Chambres) de Rafaelo valent le coup d’œil, le musée d’art moderne à la fin est d’un ennui remarquable et, quant au reste c’est simple : je l’ai déjà oublié. Franchement c’est bien trop long et les explications sont tout bonnement inexistantes si vous n’avez pas réservé de visite avec un guide. Conclusion : je m’en serais personnellement très bien passée. Finalement venus à bout de ce semi-marathon, la tant attendue visite de la Capella Sistina s’offre enfin à nous.

La visite de la Chapelle en elle-même restera un grand moment touristique devant l’éternel. Parqués comme des moutons, serrés comme des poules de batteries, nous découvrons une petite (par la taille) Chapelle sombre. Bien loin de toutes les représentations très colorées que l’on peut voir un peu partout, la Chapelle est conservée dans la pénombre pour la préserver, et l’ensemble est donc franchement déceptif. Le plafond est par ailleurs très haut, ce qui n’aide pas vraiment à bien voir. Un peu perdus, nous essayons de nous repérer, c’est à dire à minima de localiser la représentation de la création d’Adam (LA fameuse peinture de la Chapelle Sixtine avec « les deux mains qui se touchent »). Cherchant tout d’abord une gigantesque fresque imposante sur les côtés, c’est finalement au bout de 2 bonnes minutes que nous repérons une petite fresque au plafond, juste au dessus de nos têtes. Pendant ce temps, plus de monde a réussit à rentrer dans la Chapelle  – si bien que l’on peut à peine faire un pas pour admirer d’autres fresques – , le tout sur un fond sonore des plus agréables, assuré par les gardes « NO PHOTO ! SILENCE ! NO PHOTO ! SILENCE ! ». Pour l’émotion, on repassera. L’ensemble est tellement décevant que nous hésitons même à partir immédiatement.

Nous parant de notre plus grande patience, nous sortons quand même notre guide et entamons la lecture détaillée des commentaires sur les fresques qui s’offrent à nous, et réussissons finalement à nous prendre à la beauté du lieu. Les fresques des murs latéraux représentent la vie de Moïse et la vie du Christ, par des scènes clefs relativement connues. Sans en faire une lecture d’historien d’art, il est donc plutôt aisé de les comprendre et les identifier.

Une petite  blague des plus fines pour conclure : S’il y a un mec qui doit être vachement frustré, c’est celui qui a fait le sol de la Chapelle Sixtine.

› tags: voyage /

Comments

  1. […] photos. On est loin du compte, il me reste encore un bon stock de photos à trier (notamment sur Rome et sur l’Inde), mais j’ai au moins réussi à trier les photos de mes dernières […]

  2. […] Et pour le récit de notre escapade, c’est par ici. […]

  3. […] à Rome, il y a déjà deux ans. J’avais d’ailleurs commencé par ce billet, sur notre premier jour et votre visite du Vatican. Et puis… faute de temps, il n’y a jamais eu de billet sur le jour 2. Je me rattrape […]

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